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Le travail a commencé par la sculpture: la céramique, le plâtre, le bronze et puis le plomb.C'est à partir de ce dernier matériau que peu à peu les sculptures sont devenues frontales. Parfois au sol, le plus souvent au mur, elles se sont imposées comme tableaux, posant les mêmes questions sur l'espace, la lumière, la mise-en-scène, la composition, elles interrogent alors sur la surface, sa combinaison possible entre l'objet et l'image, la feuille de plomb devenant peinture, en tant que recouvrement de la surface.
La photographie, le dessin au graphite, l'huile, le collage, s'imposant de plus en plus au détriment du volume, le papier a pris place. Fragmenté, superposé, recouvert, lui-même recouvrant, des gris du plomb il s'est rempli de surfaces colorées par des cires... Période sereine pendant laquelle le paysage s'est installé, fragmenté lui-même comme tout paysage peint.
Va-et-vient, dessus-dessous, recouvrements successifs qui interrogent encore: entre support, collages et images où commence la peinture?
Et puis le blanc est arrivé... comme une évidence; métaphorique et pictural en même temps, pour parler du corps. L'objet, glané au grès des hasards a quant à lui retrouvé sa place...